Royal Belgian Society

Des patientes racontent...

"Lorsque le verdict du cancer du sein, puis de la mastectomie tombe, je n’ai qu’une chose en tête : guérir. La mutilation n’était, à ce moment-là, qu’accessoire à mes yeux.

Pendant les mois de traitement, en attente de la déclaration tant attendue de la rémission, il faut s’accommoder de la prothèse mammaire externe. Même si elle est bien utile au départ,  ça n’a rien d’agréable au quotidien.

Puis, vient le moment de la reconstruction. C’est aussi une sorte de reconstruction morale.

Il est temps de retrouver son corps « d’avant ». D’affronter ses « mutilations ». Et de franchir cette dernière étape nécessaire pour son conjoint, pour ses enfants, mais surtout, pour soi. Pour réapprendre à apprécier un corps qui nous a un peu abandonnée, qui nous a joué un très vilain tour.

Personnellement, avant de me lancer dans cette « aventure », j’ai rencontré 3 chirurgiens différents. Je leur ai posé toutes les questions qui me venaient à l’esprit afin de me sentir en totale confiance. J’ai pris le temps de réfléchir. J’ai opté pour une reconstruction par la technique du DIEP. Elle est un peu lourde, mais le résultat est très naturel.

Aujourd’hui, tout est terminé: la reconstruction par DIEP, les séances de lipofilling pour améliorer le galbe, la reconstruction et le tatouage de l’aréole. Je n’ai aucun regret. Dans ce domaine, il est essentiel, quel que soit le mode de reconstruction choisi, de se sentir en parfaite confiance avec l’équipe médicale. Le chemin de la reconstruction a été long mais, grâce à l’excellente prise en charge dont j’ai pu bénéficier, il n’a pas été difficile."

 

"En 2011, à l’âge de 52 ans, suite à un cancer de grade 1 et  la présence de cellules in situ, j’ai  subi une mastectomie de complément du sein droit.  Un mois plus tard, je commençais  la radiothérapie.

Dès  l’annonce  de l’ablation de mon sein,  j’ai voulu me documenter, via  internet,  sur les différentes techniques de reconstruction, car, il n’était pas question pour moi de rester mutilée.  Je devais retrouver toute ma féminité et redevenir « entière » comme avant.  J’ai également cherché des témoignages  sur internet, via des associations et connaissances ayant eu un cancer ;  cela a été réconfortant, je n’avais pas l’impression d’être isolée.

Cela fait un peu plus d’un an, maintenant, que mon sein est complètement reconstruit  – symétrisation, reconstruction du mamelon ainsi que tatouage de l’aréole -, et je suis toujours aussi contente du résultat.  Je voudrais aussi préciser que l’opération n’a pas été très douloureuse et que l’interruption de travail n’a duré qu’un mois.

Il ne faut surtout pas hésiter à demander plusieurs avis lorsque les réponses à nos questions ne se donnent pas dans la sérénité et le respect  du patient.  Il est indispensable, avant tout, que la confiance s’installe entre le patient et le chirurgien. Et lorsque,  nous avons la conviction d’être entre de bonnes mains, il ne faut surtout pas avoir peur,  il faut y aller."