Royal Belgian Society

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03.04.2014
Fin de la banalisation des actes de chirurgie esthétique

La RBSPS se réjouit de l’adoption de la loi réglementant la publicité et l’information relative aux actes de chirurgie esthétique

Bruxelles 3 avril 2014 - La Société Royale Belge de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (RBSPS) se réjouit de l’adoption de la nouvelle loi réglementant la publicité et l’information relative aux actes d’esthétique médicale. « Les actions promotionnelles de type ‘Groupon’ poussent les gens à s’engager dans une intervention sans réflexion préliminaire et sans arguments fondés. La RBSPS plaide depuis longtemps pour l’instauration d’un cadre légal pour réglementer la pratique de la chirurgie plastique et esthétique. Cela fait en effet sept ans que la RBSPS se penche sur cette problématique par le biais du groupe de travail initié par la sénatrice Dominique Tilmans. » explique le Dr. Frans Missotten, Président de la RBSPS.

Pour rappel, une première loi fut votée à la Chambre et au Sénat en mai 2012 en vue de mettre un terme aux initiatives ayant pour objectif de promouvoir la chirurgie esthétique, telles que les actions promotionnelles, l’affichage des prix sur des sites Internet ou la diffusion de téléréalités.

Cette loi avait été contestée et finalement annulée par la Cour constitutionnelle en mai 2013 sur base d’arguments discriminatoires dans l’exercice des compétences de la personne effectuant l’acte esthétique. Depuis, la loi a été revue pour pallier aux remarques de la Cour constitutionnelle et ce, afin d’aboutir à une loi plus univoque, votée aujourd‘hui au Sénat.

« La promotion et la publicité banalisent les actes de chirurgie esthétique qui sont tout sauf anodins et incitent ainsi des personnes, impulsives ou plus vulnérables, à s’engager vers une intervention qui n’aurait pas été mûrement réfléchie. Nous nous réjouissons donc de ce nouveau cadre légal qui permettra d’abroger des pratiques douteuses, telles que le racolage publicitaire et la publicité comparative, mais également d’empêcher l’utilisation d’arguments financiers. » ajoute le Dr. Frans Missotten.

En attendant la publication de la loi au Moniteur belge, l’association continuera à sensibiliser ses membres et mettre les patients en garde contre les dangers que représentent ces types d’actions.