Royal Belgian Society

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18.03.2015
Implants mammaires: La RBSPS rassure.

Aucun cas belge n’a à ce jour été rapporté. 

Tous les membres de la RBSPS restent vigilants et suivent cette problématique de très près.  

Bruxelles 18 mars 2015 - La Société Royale Belge de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (RBSPS) a pris connaissance des informations publiées concernant un éventuel risque aggravé d’un certain type de cancer du sein rare lié aux implants mammaires. La RBSPS souhaite rappeler qu’à ce jour aucun cas n’a été identifié en Belgique. Tous les membres de la RBSPS restent vigilants et suivent l’évolution des données de très près. « Nous étions déjà particulièrement attentifs à l’évolution des données scientifiques européennes et internationales. Nous continuerons à informer et suivre nos patients de manière rigoureuse », explique le Dr Frans Missotten, Président de la RBSPS.     

Le lymphome anaplasique à grandes cellules : un cancer extrêmement rare

Il faut rappeler que les cancers du sein sont malheureusement des tumeurs fréquentes. Les chiffres sont là pour le rappeler ; en Belgique, une femme sur neuf est confrontée au cancer du sein. Chaque jour ce sont vingt-cinq femmes belges en moyenne qui apprennent qu’elles sont touchées par cette maladie. Dans la grande majorité des cas, il s’agit de formes de cancers connues et fréquentes. Il existe cependant des formes très rares, voire exceptionnelles telles que les sarcomes mammaires ou les lymphomes anaplasiques à grandes cellules (ALCL). Ce type de cancer n’apparait pas uniquement chez les porteuses de prothèses mammaires mais touche l’ensemble de la population, hommes et femmes confondus. Le risque global demeure excessivement faible, puisqu'il survient en moyenne chez une patiente sur 1.750.000. Il faut également rappeler que l’origine d’un cancer du sein est souvent multifactorielle. De nombreuses études ont démontré que les facteurs environnementaux et génétiques représentent des risques bien plus élevés. Rappelons enfin que si les lymphomes anaplasiques à grandes cellules sont une forme très rare, on observe un taux de guérison particulièrement élevé. 

Etant donnée la rareté de cette pathologie il est essentiel de sensibiliser et informer l’ensemble du corps médical concerné afin d’établir un diagnostic précoce et adéquat.  

Enfin, la RBSPS reste en contact étroit avec les autorités belges et l’Agence Fédérale des Médicaments (AFMPS).