Royal Belgian Society

Prof S. Monstrey

Professeur S. Monstrey
Hôpital Universitaire de Gand

C’est pour moi un honneur et un grand plaisir d’assurer la présidence de la Société Royale Belge de Chirurgie Plastique, Reconstructive et Esthétique, pour les deux prochaines années.

Bien que ce n’ait jamais été le but du président de la Société Royale Belge de laisser son empreinte personnelle sur le monde de la chirurgie plastique belge, il a toujours été de tradition pour le nouveau président de choisir un sujet auquel il allait se consacrer particulièrement pendant les deux années de sa présidence.

Mon pôle d’intérêt pour les deux prochaines années se situe dans la formation des chirurgiens plastiques en Belgique.

Durant les cinq ou dix dernières années, notre pays s’est fort investi dans la formation des candidats spécialistes en Chirurgie Plastique, bien qu’avec quelques différences entre les deux régions linguistiques.

  • Tout d’abord, le nombre d’étudiants en médecine a été limité par l’organisation d’un examen d’entrée, mais aussi par la limitation du nombre d’étudiants de dernière année qui pouvaient se spécialiser via ce qui a été appelé le contingentement.
  • Une attention beaucoup plus grande a été portée à la formation théorique des assistants médecins spécialistes via l’académisation, et ceci durant les deux premières années de leur formation. Cette académisation consistait en sessions d’enseignement souvent inter-universitaire, mais aussi en une évaluation spécifique.
  • A partir de cette année, la formation des assistants sera structurée plus encore par l’adoption du master-na-master (ManaMa). Au lieu de la relation qui existait auparavant entre l’enseignant et l’assistant identique à la relation entre l’élève et le maître, qui était seulement contrôlée au moyen des carnets de stage avec une évaluation, actuellement l’accent est mis sur l’acquisition de compétences qui pour le médecin spécialiste se compose de trois volets : la connaissance, l’habilité et le comportement. Ces compétences ne doivent pas seulement être acquises comme médecin mais aussi comme homme de science, communicateur (gestionnaire) et manager. Ces compétences sont clairement définies dans des termes qui ont été établis pour la Chirurgie Plastique comme pour les autres spécialités. Un inventaire plus structuré de l’obtention de ces compétences sera possible par le « portfolio » dans lequel on trouvera, non seulement, un enregistrement quotidien des activités, l’enseignement théorique et pratique du médecin spécialiste, mais aussi dans lequel sera offerte la possibilité de réflexion, et en particulier d’une réflexion avec feed back du superviseur qui répond de la formation.
    Bien que ce master-na-master soit considéré par beaucoup comme une charge administrative supplémentaire, en plus d’un agenda déjà trop rempli des médecins en formation mais aussi des formateurs en Chirurgie Plastique en Belgique, ce portfolio offre, cependant, une chance unique d’améliorer la qualité de la formation et ainsi la qualité des soins en Chirurgie Plastique.
    Le but est d’employer le plus possible les structures déjà existantes, et il n’est pas dans l’intention du ManaMa de limiter la formation aux hôpitaux universitaires.
    La spécialité de Chirurgie Plastique a l’avantage d’avoir déjà mis sur pied un système de journées d’enseignement et d’évaluation par le Collegium Chirurgicum Plasticum (CCP). Dans l’avenir, la collaboration entre les différents centres de formation va s’intensifier et devenir plus importante avec encore plus d’initiatives inter-universitaires.

Enfin, il est important de mentionner que l’amélioration de la formation des médecins spécialistes peut être couplée à un système de formation permanente qui est exigée de tous les chirurgiens reconnus en Belgique.
J’espère que pour l’été 2011 des progrès importants seront faits dans cette direction, afin que le projet puisse être finalisé.
Prof. Dr. Stan Monstrey.