Position de la RBSPS sur les Injecteurs Illégaux en Médecine Esthétique

La sécurité du patient avant tout

Les traitements esthétiques tels que les injectables et les fillers ne doivent être pratiqués que par des médecins dûment qualifiés, de préférence des chirurgiens plasticiens reconnus ou des médecins en cours de spécialisation reconnue. Ceux-ci disposent des connaissances indispensables en anatomie, en asepsie et en gestion des complications.

Pratiqués par des personnes non-qualifiées, ces actes exposent les patients à des risques graves tels qu'infections, nécroses, cécité ou séquelles irréversibles.

Tolérance zéro pour la pratique illégale

La réalisation d’actes esthétiques invasifs par des personnes non habilitées est illégale en Belgique (Loi du 23 mai 2013 relative à la médecine et à la chirurgie esthétiques) et constitue une menace majeure pour la sécurité des patients.

La RBSPS insiste sur la stricte application de la loi par les autorités et rappelle aux patients l'importance de vérifier les qualifications de leur practicien. Une sensibilisation accrue du public est indispensable pour les protéger de pratiques nocives et abusives.

Formation et reconnaissance

La RBSPS plaide pour la création d’une formation de niveau 3 en médecine esthétique.

Ce programme structuré offrirait une reconnaissance officielle et garantirait que seuls des practiciens qualifiés puissent exercer, écartant ainsi les intervenants illégaux.

Transparence et éthique

Nos membres respectent les normes les plus élevées en matière de transparence et d’éthique médicale. Les patients sont toujours informés de manière claire sur les traitements, les coûts et les risques potentiels.

À l'inverse, les injecteurs illégaux exercent fréquemment en dehors de tout contrôle, induisent les patients en erreur et ne respectent pas les standards médicaux fondamentaux.

Plaidoyer auprès des autorités

La RBSPS reste mobilisée auprès des autorités et des parlementaires pour faire avancer ce dossier.

Notre message est clair : les injecteurs illégaux compromettent à la fois la sécurité des patients et l’intégrité de la profession médicale. Seule une législation robuste, une reconnaissance officielle des formations et une application stricte permettront de résoudre ce problème.

 

Conclusion :

La RBSPS réaffirme son rejet catégorique des traitements esthétiques pratiqués par des injecteurs illégaux. 

Elle souligne avec force que seuls des médecins spécifiquement formés et reconnus sont habilités à réaliser ces actes, et ce dans le respect intrasigeant de la sécurité des patients, des principes éthiques et de la transparence.

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